Oraison funèbre d’un cœur déchanté !

Va, sois libre comme le vent et que subsiste notre amour… oups, que vive notre amitié !

Ma Divaro,  je m’en vais telle une  plume d’oiseau soulevée par le vent pour une destination inconnue. Me voici tel Ahouna dans « Un piège sans fin », moi, à l’instar d’un homme ayant  perdu le  nord, je me mets en chemin sans savoir où je vais. Sans itinéraire tout tracé. Je pars à l’aube de ce ciel blanc d’amour  et noir d’assez de regrets, je m’en vais  avec mon cœur, loin du tien et loin de toi vers un monde où je remuerai ciel et terre pour trouver de quoi me libérer de ta personne, de ton charme, de tes pensées.

Les humains ont tous leur particularité. Chaque homme sait ce qui le fait rêver le plus dans la vie. Les femmes nourrissent pour elles-mêmes plusieurs aspirations à même de les rendre heureuses. Elles apparaissent parfois énigmatiques, mais la lumière qu’apporte le moindre sentiment d’amour de leur part pour nous hommes, quelque infinitésimal qu’il puisse être, a suffisamment de quoi dissiper l’obscurité du ciel ombrageux mêlé de doutes sous lequel on a tendance à croire qu’elles vivent. Toi Divaro, par exemple, je te sais assez rêveuse, entreprenante et même l’immense joie de vivre dont tu débordes m’est devenue secret de polichinelle. Certes tu as tant de caractères, tant de principes et désirs  à même de me faire offense, de me léser comme on dit, mais je me suis, avec le temps, vacciné contre la plupart pour n’avoir d’yeux que pour la sublissime créature que tu es. Ou que tu peux être.

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Je suis naïf, stupide et sot parfois, je sais. Certains de mes faits qui dénotent tant soit peu d’une once d’amour frisent étonnamment la bêtise, j’en suis conscient. Mais je n’y peux rien, tu me plais, tu m’as plu et te le faire savoir me rendait bête souvent. C’est con, je sais. Mort de rire.  Comment faire autrement lorsqu’en la matière on est sans background ? Comment se comporter en adulte amoureux lorsqu’on découvre ce sentiment pour la toute première fois ? Comment faire preuve d’agilité, de pragmatisme et d’expertise (sourire) pour te faire bomber le torse d’amour, si c’est avec toi j’acquière ample et toute expérience amoureuse ? J’aimerais maudire l’heure et le jour où l’amour s’avisa de dompter la forteresse érigée autour de mon cœur pour y faire son entrée, mais je ne le puis. Je voudrais pouvoir rompre à tout jamais les chaînes de ce sentiment qui a loisir à faire de moi un miséreux forcé de dépendre d’une créature source de mon bonheur comme de mon malheur. Mais je ne le puis. Car, nonobstant le revers de la médaille en amour, il vaut la peine d’être vécu. De fait, il ne pourra jamais avoir plus beau sentiment.

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Crédit : pixabay.com

Va, sois libre comme le vent et que subsiste notre amour… oups, que vive notre amitié !

Ma Divaro, je peine à l’admettre, mais je crois que je ne puis vivre tel que tu le souhaites. Du moins pas encore.  Le temps me forgera sans doute, penseras-tu, à raison.  J’ai du mal à le croire, mais plusieurs facteurs tel ton partage avec qui que ce soit constituent des goulots d’étranglements qui freineront tous mes élans pour une relation éventuelle.  Car, je ne m’entends plus aller sur les brisées de quelqu’un pour t’avoir. Ma jolie, prunelle de mes yeux au corps combien étincelant, corps que le bon Dieu a pris un temps hors pair pour sculpter, corps brûlant de mille et une flammes et luisant si fort qu’on pourrait dire sans risque de se tromper,  qu’il laisse passer la lumière telle une créature douée de phosphorescence. Ma joie de vivre, toi l’unique âme sur terre à même de me rendre moins verveux quand près de toi je suis. Toi, auprès de qui parler devient pour moi une œuvre de longue haleine m’obligeant à  ne me réfugier que dans la contemplation de ton visage soleil, de ton sourire, me taisant à tout jamais comme un enfant apeuré.

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Crédit : Elvis de-Dravo

Ma Divaro, l’unique étoile qui illumine mes nuits, toi dont la beauté pourrait à elle seule servir de phare à tous les navires perdus dans la brume. Toi dont les formes sont une promesse de volupté et dont les lèvres sensuelles appellent les baisers les plus enflammés, écoute-moi : Je ne me suis pas encore vraiment résolu  à cette entreprise, mais plus que jamais il me faut envoyer tout ce que j’ai d’amour pour toi devant le peloton d’exécution. Je n’ai plus de raison de renvoyer cette décision aux calendes grecques, car j’ai compris qu’il me sera malaisé de te contenter et de parler ton langage. J’aurai aimé qu’il y ait cette communion entre nous où nous exprimerons nos besoins sans coup férir. J’aurai adoré qu’il y ait cette complicité indéboulonnable entre nous où nous nous dirons sans sous-entendu, ce que l’un attend de l’autre. J’aurai souhaité être accepté de toi tel que je suis, sans que tu ne me rebattes sans cesse les oreilles de tout ce que tu sais de théâtral. J’ai beaucoup à apprendre, je sais. Mais J’ai appris un tant soit peu l’essentiel, pour m’en sortir sans avoir le cœur meurtri.

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Crédit : pixabay.com

A présent, je suis paré pour de nouvelles expériences dans lesquelles je serai à la hauteur et où mes actes ne seront plus ceux d’un gosse épris d’une princesse charmante, mais ceux d’un adulte qui s’amourache avec grandeur ! D’ores et déjà, je me libère de toi, comme je t’invite à le faire.

Va, sois libre comme le vent et que subsiste notre amour… oups, que vive notre amitié !

EmMolière !!!

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« Presqu’une vie » de Carmen Toudonou

Qu’est-ce que nourrir son âme si l’on ne fait du livre son meilleur ami, et si l’on ne fait de la lecture son éternel passe-temps !? Comment grandir intellectuellement, sans se livrer à la conquête du savoir pour jouir d’un minimum de saveur livresque et ainsi acquérir une culture riche en diversité !? Et, combien importante devient cette culture lorsque l’œuvre lue émane de chez soi, d’un auteur qui a en partage avec nous le même pays et pourquoi pas des réalités identiques !!! Il vous est donc aisé, mes aimables lecteurs, de deviner mon plaisir et ma joie de partager avec vous cette note de lecture, d’un roman pondu par une auteure béninoise dont la plume enchante et émeut tout féru des belles-lettres.

Ce roman de l’écrivaine Carmen Toudonou, est une pure merveille qui relate l’histoire de la vie d’une fille à l’étoile éclatante, mais qui a le malheur de devoir être soumise aux caprices de la tradition qui l’a vue naître. Cica, puisque c’est d’elle qu’il est question, est en effet une jeune fille très brillante et excellente parlant  de ses études. C’est  l’héroïne autour de laquelle se tissent les faits évoqués dans ce récit. Consciente dès le bas-âge de ses  aptitudes intellectuelles, elle prit ses études au sérieux et manifestait un dévouement à nul autre pareil pour la mission de réussir qu’elle s’était assignée. Ainsi donc, elle ne ménagea aucun effort pour battre le record des filles ayant été scolarisées dans son village en obtenant d’un coup son BEPC (Brevet d’études du premier cycle). Très motivée à poursuivre afin de pouvoir décrocher son baccalauréat, elle sera vite déçue dans ses espérances en se voyant assujettie à un enrôlement de force  au couvent, puisque kidnappée. Et pour cause, elle serait désignée pour être la femme du Vaudou (vaudounsi) de son village natal.

Comme si cela n’était suffisant pour faire son infortune, il plut à son père de la donner à tout prix en mariage forcé. Seulement, à l’instar de Kany de Seydou Badian dans « Sous l’orage », Cica, dans son cœur, s’était éprise d’un autre. C’est d’ailleurs à cet élu de son cœur, qu’elle concéda le droit de lui ôter l’hymen, autrement dit, le luxe d’être le  premier à se servir dans le jardin du fruit défendu. Malheureusement et heureusement, elle tomba enceinte à sa grande stupéfaction. Malheureusement, parce que ne pouvant en tenir informés ses parents et heureusement, parce qu’elle avait le soutien du prince de son cœur. En catimini, son amie Doutèwé l’aida à cacher la grossesse et à accoucher à l’insu de ses parents. Pour ne pas épouser celui qu’on voulait lui imposer et qu’elle appelait « tartuffe » comme pour signifier l’hypocrisie de ce dernier, Cica se résolut, à défaut de se suicider, à s’échapper avec son bien-aimé. Elle eut une vie heureuse en fin de compte, contrairement à ce que pourrait penser le lecteur à voir le déroulement des faits surtout lorsqu’elle fut contrainte de devoir abandonner sa vie d’élève pour se plier au sort de la tradition.

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Crédit : Emmolière !

Ce roman a beaucoup de charme et montre à perfection combien le vrai amour peut triompher envers et contre tout. Egalement, on peut comprendre avec aisance, que la tradition revêt de bien d’aspects négatifs sur la vie des femmes. Cependant,  face à l’attitude de la mère de Cica, je voudrais bien demander à l’auteure pourquoi la mère de l’héroïne devait feindre d’ignorer qu’elle n’était pas au courant de la grossesse de sa fille jusqu’à ce que cette dernière accouche presqu’au milieu de nulle part. Cette attitude qu’elle a eue, peu importent les raisons, aurait pu coûter la vie à sa fille ! Nonobstant la menace que représentait son mari, elle aurait bien pu lui apporter un soutien affectif et moral. Telle est l’attitude de toute bonne mère ! Peu importe ce qu’il en est, c’est une œuvre littéraire qui vaut son pesant d’or en contribuant à donner plus de consistance à la littérature béninoise et vaut la peine d’être lue  à tout prix !

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Crédit : F@its RéelsCarmen Toudonou

Une lettre de Bravo en vers, pour mon anniversaire !

En ce jour des rois, je souffle une bougie de plus. Au nombre des beaux vœux reçus, un texte particulièrement séduisant a retenu mon attention. C’est un texte du poète Abdou-Rahim Maboudou dit Bravo. Je le partage avec vous, chers lecteurs pour le plaisir de la lecture.

JAMAIS D’EMMANUEL
SANS MANUEL…

C’est la fête d’un grand, de la littérature…
Celui-là même qui te fait voir, voire lire tes ratures.
Aujourd’hui, les vers s’inclinent et hommagent ce grand féru de livres et de manuels.
Eh oui c’est bel et bien l’anniversaire d’Emmanuel !!!

Difficile parfois de trouver les mots
Pour celui qui vit à combattre les maux.
Et son visage, une page où facilement la mignoncité se livre,
Sans retenue à la jolité avec la joie de vivre.

Difficile d’ailleurs de le voir nerveux,
Mais toujours facilement souriant et fort verveux.
Lui chez qui le charme ment
Pour nous laisser l’essence d’un être modeste et fort charmant.

C’est vrai. La vie n’a de goût qu’avec les amis…
Et l’altruisme et l’amour, dans son coeur,
La poésie les a mis
Pour qu’un instant en sa compagnie nous soit bon heur.

Et si vrai, est que la vie est faite de ratures
Emmanuel lui fête, les mots sans littérature, sans lire tes ratures.
C’est la fête et les mots sont au rendez-vous, invités;
Et les maux de sa vie,désormais, effacés, évincés.

Il est fait de mots telle Versailles en beau liais,
Il ne vit que dans, pour et par les mots; il les respire
Rarement en Goethe ou en Shakespeare,
Mais surtout et toujours en Molière.

Et il ne saurait y avoir de Molière ou d’EmMolière
Sans de MOt.
Finit cet hier où les maux liaient,
À ses projets, cent embûches, cent démons, sans démos.

Vive aujourd’hui où les mots lient hier
À demain pour qu’Emmanuel soit modèle manuel, immortel tel Molière.
Oui, en ce jour spécial où, une bougie de plus il souffle,
Je prie les vertus littéraires de vivifier davantage son « souffle ».

À l’ami, une santé de fer sans fers ni faix, de vers sans revers,
Sans ponctuation, mais une santé en épigraphe.
À l’écrivain, la réussite dictée sans faute d’orthographe,
Au frère frais et vrai, le bon air dans le bonheur en conjugaison au mode Éternel.

Une vie harmonieuse respectant la grammaire
Où les règles sont douces et pas amères.
Pour l’ami, le poète ainsi a épuisé son vocabulaire
Juste pour lui dire à sa façon, BRAVOÏQUE et JOYEUX ANNIVERSAIRE…

——–Bravo——-

[Article invité] « Mes étoiles noires : de Lucy à Obama » Lilian Thuram

Un vent nouveau souffle sur le blog, comme la nouvelle année nous dresse le lit de longs nouveaux jours, qui j’espère, seront agréables pour tous. Je reçois aujourd’hui, chose inédite sur cet espace, en « article invité » une chronique du blogueur  littéraire Eurydoce Désiré Godonou consacrant sa lecture de l’essai « Mes étoiles noires : de Lucy à Obama » de Lilian Thuram 

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Crédit : Melty

L’idée que les Africains  et plus précisément les Noirs n’ont rien apporté à l’humanité n’est pas seulement ancrée dans la tête des racistes blancs. Certains africains en sont aussi convaincus. Chez  ces derniers,  cette méconnaissance  de l’histoire de leurs ancêtres doublée d’un complexe d’infériorité se manifeste par des phrases comme : « Ah les blancs sont vraiment  forts ».

Mais comme je viens de le dire, c’est juste de méconnaissance qu’ils souffrent. Et dans le trou noir de l’ignorance, un livre est une étoile qui brille de mille feux. « Mes étoiles noires » de Lilian Thuram vient à point nommé.

Ce livre paru en 2010, explore le temps et l’espace et répertorie des inventions, ou des faits remarquables dont l’homme noir est acteur et auteur.  Après avoir feuilleté quelques pages de l’ouvrage, il sera désormais impossible  à quiconque d’affirmer que «  l’homme noir n’est pas encore entré dans l’histoire ».

Mes étoiles noires est  donc un  vibrant hommage au génie, à la créativité, à l’intelligence des Noirs.

Mais ce n’est pas sur le ton de la revanche. Il n’expose pas des réalisations des Noirs pour les opposer à celles de l’homme Blanc. (Dieu sait que je déteste employer ces termes : Noir, Blanc ! Parfois, et presque toujours, je voudrais être juste un humain…)

C’est un ouvrage scientifique, objectif, pédagogique. Ainsi, s’adresse-t-il à tous les hommes sans distinctions…

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Crédit : Amazon.com

J’ai fait des découvertes époustouflantes comme de savoir qu’Esope – dont s’est inspiré Jean de la Fontaine pour ses Fables – est un Noir, de même que Alexandre Pouchkine, le plus grand poète russe !

J’ai été heureux de lire que le  premier homme au pôle nord est en réalité un noir du nom de Mathew Henson. Content aussi de découvrir que longtemps avant Obama, un noir s’est présenté à la présidentielle américaine : Frederick Douglass.

Un chapitre est consacré aux scientifiques, inventeurs et chercheurs. La liste n’est évidemment pas exhaustive. Mais vous serez  vraiment impressionnés de voir que des objets du quotidien sont en fait des inventions de Noirs.

Dans la catégorie des objets à usage domestiques, citons le réfrigérateur  de John Stenard en 1891 et le système d’ouverture et de fermeture des ascenseurs d’Alexander Miles, en 1881.

Dans la catégorie des transports, les feux de circulations de Garrett A. Morgan, l’électrification du chemin de fer Grandville T. Woods. Vous découvrirez aussi  les inventions des noirs dans le domaine de la santé,  de la mécanique, des communications, de la mathématique, de l’astronomie etc.

Il n’y a aucun domaine où l’homme noir n’ait exercé son génie et sa créativité. Il a beaucoup apporté et apporte beaucoup à l’humanité. L’intelligence n’est pas fonction de la couleur de peau !

Ce qu’on obtient à la lecture de ce livre, c’est de la fierté quand on est Noir mais tout simplement de la culture, de la connaissance quand on est humain. Et c’est le plus important pour moi.

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Crédit : Burkina24

Je pense que Mes étoiles noires doit être divulgué de par le monde et surtout dans nos pays africains. C’est un vaccin contre le racisme, un remède contre ce complexe d’infériorité des noirs dont j’ai parlé au début.

J’aimerais saluer quelques qualités de l’œuvre.

  • Un document riche et très documenté : le livre comporte pas moins de 400 pages et la bibliographie s’étend sur quatre (04) pages.

  • le livre est diversifié : il parcourt toute l’histoire de l’humanité, et présente aussi bien des femmes que des hommes  explorateurs, que des inventeurs, des sportifs, des guerriers, des artistes.

. – le style est accessible et attrayant.

  • le coût : 3000FCFA en Afrique et en Haïti afin d’être accessible au plus grand nombre et surtout aux personnes les plus concernées… En lisant ce livre vous serez désormais en mesure de citer Noirs explorateurs, pharaons, philosophes, scientifiques… etc.
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Crédit : pixabay.com

Ainsi la prochaine fois que vous entendrez dire  » Les Blancs sont trop forts » vous aurez la réponse juste : » les Noirs aussi. Bref les Hommes sont forts ! ». Mes étoiles noires de Lilian Thuram est très inspirant et redonne aux Africains – et à tous les hommes- confiance et espérance. L’intelligence et le génie  n’ont rien à voir avec la couleur de la peau.

Ce livre est bien mis en évidence dans ma bibliothèque personnelle. Je le recommande aussi aux usagers du service d’information documentaire où je travaille. Vous savez ce qu’il vous reste à faire…

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Crédit : Eurydoce Désiré Godonou

Merci pour votre livresque attention !

Tarzan, cet homme qui fit trembler la terre pour sa dulcinée, mais dont on tait le côté amoureux !

La plupart des tourtereaux, ardemment plongés dans les délices de l’amour, ont pour grande référence en la matière les célébrissimes Roméo et Juliette.  Imbus qu’ils sont des sentiments passionnants et déchirants qu’ils se nourrissent les uns pour les autres, ils évoquent aussi, pour parler de romance, l’histoire amoureusement tragique de Rose et Jacques dans le Titanic. Pourtant, ces deux couples ne sont pas les seuls à avoir écrit une histoire d’amour digne d’être vantée, clamée, acclamée et célébrée !

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Crédit : all4desktop.com

Il est aussi à prendre en considération l’histoire de Tarzan et de Jeanne, sa compagne. L’homme né dans la jungle, outre son aventure épique qui montre à suffisance  combien il a été un héros dans la protection et la défense des animaux et même des indigènes,  est un amoureux galant et un vaillant époux. En effet, je ne trouve pas le juste mot pour qualifier sa grandeur d’âme, oui c’est cela, son  héroïsme en lequel avait tant foi son épouse au point même que quand celle-ci fut enlevée et embarquée sur le bateau par le méchant à la quête  d’or, elle avait le sourire et n’était point terrifiée. Elle avait une phrase refrain qu’elle fredonnait et qui retentissait comme « L’hiver vient » des gens de John-Snow dans Game of Thrones. Elle disait fièrement « Il vient ».

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Crédit : http://www.imdb.com

Et l’enfant sauvage devenu roi de la jungle vint vraiment. Il n’était pas venu seul. Avec son effroyable cri « youyou » qui donnait froid dans le dos aux ravisseurs de sa tendre et bien-aimée, Tarzan était accompagné de toute la meute de gorilles au milieu de laquelle il avait grandi. Mieux, il a su rallier toutes les bêtes sauvages  à sa cause. Qui en effet peut tenir face à la fureur d’une  hyène déchaînée ou d’un chacal sauvagement affamé ?! Oui qui, avec  les phacochères, les hippopotames, les  buffles, les rhinocéros et les mangoustes, qui peut ne pas fuir ? Devant le roi lion en furie, le guépard qui trouve en vous sa proie et le taureau qui vous chasse à mourir, quel ravisseur peut avoir le toupet de ne pas prendre la poudre d’escampette ?! C’était  la grande et mortelle débandade !

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Crédit : http://www.imdb.com

Tarzan a réussi l’exploit de mobiliser toute la jungle, pour sauver sa belle, sa femme, son amour des mains du barbare, de la pègre royale. Il n’avait pas peur des rafales de balles qui venaient tous azimuts. Il ne craignait point la horde de brigands qui voulaient en découdre avec lui. Son amour était fort et il n’avait d’yeux que pour elle, sa mielleuse dulcinée. Les mille et une flammes qu’il brûlait pour sa compagne lui ont donné l’intelligence d’amener des êtres reconnus  pour leur extrême sauvagerie à conjuguer leurs efforts pour poser un acte d’amour : sauver la reine du cœur de Tarzan ! A César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ! A l’instar de Roméo ou de Jacques, Tarzan a su écrire une belle histoire romantique qui mérite d’être chantée pour les siècles des siècles ! AMEN.

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Crédit : http://www.imdb.com

(Article inspiré de « La légende de Tarzan 2016 ».)

Ô Terrorisme, sAigneur De Mon Cœur, Halte !

Jérémiades, colère, désespoir, déchirements, hurlements et pleurs,

C’est le quotidien de nombreux peuples vivant dans la peur, muets de terreur.

Les otages pris décapités,  les villes assiégées et pillées, les immeubles bombardés,

C’est le modus operandi de ces fous fieffés de fanatiques qui ont divorcé d’avec la société.

 

L’être humain chosifié, la valeur humaine ne compte plus à leurs yeux.

Imposer la religion par la force des armes, c’est ce qui importe le plus pour eux.

Abattre les citoyens de sang-froid, c’est le sort qu’ils réservent aux jugés non vertueux.

Les kamikazes, fils de la Faucheuse, s’explosent et tuent des innocents au nom de leur prétendu « dieu.

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Crédit : RFI

Pourquoi tant de barbaries ?

A quoi peuvent rimer tant de tueries ?

Quelle est cette justice qui fait tant souffrir ?

Dieu voudrait-il  vraiment  voir tout son peuple périr ?

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J’ai le cœur mis en lambeaux pour ces victimes de la Somalie.

Mon esprit crie vengeance de concert avec ceux des disparus du Nigéria.

Mon âme s’affole et réclame justice pour les pertes  en vies humaines de Paris.

Mon corps tremble et  condamne la fusillade ayant envoyé ad patres des intègres du Burkina.

 

Le terrorisme est un mal hideux qui fait plus de morts que la peste.

Les bourgeois sans scrupule ou chefs d’Etats qui le financent font de l’inceste.

La communauté internationale doit davantage s’ingénier pour éradiquer ce mal qui empeste.

Chacun doit s’activer dans la lutte contre ce fléau avec une détermination et une force  manifestes.

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Crédit : pixabay.com

Ô Terrorisme, misérable et immonde sAigneur de mon cœur, Halte !

Peuples du monde entier, levez-vous pour crier fermement  NON contre ce mal !

Doux enfants, pleurez de toute votre âme pour pousser nos leaders à agir en toute hâte !

Ô Dieu, Maître du monde,  désarme nos bourreaux pour nous donner une victoire triomphale !

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Crédit : pixabay.com

 

 

 

 

 

Foudroyé par… l’amour Part.1

Samedi soir, aux environs de 17 h, le soleil baissait garde. C’est l’heure pour lui de songer à comment dresser son lit, pour son fameux « coucher ». Celui qu’on cherche tant et tellement à capturer. Un ciel azuré s’offrait à contempler à loisir. Le paysage de l’instant forçait admiration. A la maison, tout était calme et l’ambiance régnant n’était que routine. Mêmes chaînes de télévision, même décoration dans la salle de séjour, discussion avec les mêmes personnes, etc. Que faire ? sortir avec des amis ? Non ! Ils se mettront encore à me rebattre les oreilles par leurs sempiternels discours sur la nécessité d’avoir une « go » (petite amie). Aller à la bibliothèque ? De bon gré, j’aurais couru pour m’y rendre mais c’est samedi et elle est fermée. Chez qui aller ?

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Crédit : pixabay.com

  •  Oh bien sûr ! M’exclamai-je, il y a ma tante Lidwine, très aimée, que j’ai vue il y a fort beau temps. Je vais lui faire une visite surprise, à elle et à sa fillette Émeraude.

C’est donc dans ce dessein que je pris ma moto, une Wave110 dernière génération, un de ces engins bâtis pour vous donner confort et luxe et dont s’éprennent nombre de divorcés sociaux au point de vous ôter la vie juste pour vous l’arracher…

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Il était 17 h 45 min quand j’arrivai chez ma tante. Elle était encore dans sa boutique en train de se faire défaire les cheveux. Elle habitait une grande et somptueuse maison. Un jardin verdoyant ornait la devanture de la demeure. L’étage de couleur blanche, était couvert d’une toiture inclinée. Le sol était fait de gazons bien taillés, à telle enseigne que vous aurez envie de vous déchausser et de marcher là-dans nu-pieds…

  • Emmolière ! s’écria ma tante, comment vas-tu mon garçon ?
  • Fort bien, tante ! m’entendis-je dire. Et de ton côté ? Il y a belle lurette !
  • Ca peut aller, Dieu merci. me dit-elle. Et à la maison, tout va bon train ?

-…

J’avais certes remarqué que ma tante défaisait ses cheveux, seulement, je n’avais pas remarqué la jeune demoiselle qui se tenait près d’elle et l’aidait à accomplir la tâche. Une légende connue des amateurs du cinéma raconte que plus belle que Blanche-Neige, on ne pouvait avoir. Mais celle que j’avais en face de moi, était une créature encore plus belle. Son corps, par saint Martin !, était de ceux que le bon Dieu avait  pris un temps, peu ordinaire, pour sculpter. Elle était de taille moyenne, avec une chevelure qu’à l’instar de Baudelaire dans « Le Spleen de Paris », on pouvait demander avec insistance la permission de contempler et d’y enfouir la tête pour se laisser submerger par l’ensorcelant parfum qui s’y refuge.

Elle avait des yeux pétillants, des yeux dans lesquels on apercevait une lueur parée à vous faire perdre toute concentration. Toute stabilité. Toute ténacité, au moindre clignotement. Son visage était illuminé par un magnifique sourire qui se dessinait à volonté. Le genre de visage qui vous fait oublier l’existence d’un certain « enfer », et vous fait croire que vous vous trouvez au paradis ! Pour faire simple, elle avait une beauté renversante, que dis-je, foudroyante ! Elle avait une poitrine généreuse. Un bassin de rêve, agréablement arrondi. Elle avait tout ce qu’il fallait pour empêcher quiconque d’être indifférent à son égard, fût-il s’agi d’un moine.

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Crédit : Elvis de-Dravo/Facebook

Abandonné à la contemplation de ce tableau, on ne peut plus sublime, j’oubliai la conversation engagée avec ma tante.

  • Emmolière ! Emmolière ! Emmolièèèèèère ! cria-t-elle vivement !
  • Ou… oui, Tan… tante ! bredouillai-je, comme soudain redescendu sur terre.
  • Tu es sûr que tu vas bien ? m’interrogea-t-elle.
  • D’où tiens-tu cette fille, avec plein de glamour et de vie ?, lui demandai-je, comme n’ayant pas entendu sa précédente question.
  • Ah je vois ! s’exclama-t-elle, c’est la fille d’une adorable amie d’enfance à moi, elle est en vacances  et son séjour ne se limite plus qu’à quelques semaines, la rentrée commençant…

Une sonnerie retentit, c’était le Smartphone de ma tante. Un appel. Elle s’excusa et s’éclipsa un moment.

Poussé par je ne sus quel esprit, je me résolus à aborder la créature, ô combien fascinante que je dévisageais depuis quelques minutes, non sans admiration ! Chose inhabituelle !

  • Salut, jeune demoiselle à la beauté céleste et majestueuse. Dis-je d’un air flatteur. Je réponds…
  • Au nom d’Emmolière, dit-elle en m’interrompant. C’est un pseudonyme que vous vous êtes offert le luxe de porter, en signe de votre amour à Molière et de sa langue.

Elle avait une voix d’ange et parlait avec habileté et soin. Je compris que la timidité n’avait point de place en elle.

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Crédit : Elvis de -Dravo

  • Vous êtes très aimé de votre tante, continua-t-elle, elle vous a souvent mentionné dans ses propos, quand nous parlions famille. Merci du compliment.
  •  C’est moi. Je suis impressionné et je me réjouis que vous ayez entendu parler de moi. Vous connaissez sans doute mon vrai nom :  Luc Lihouenou. Et vous, par quel nom vous désigne-t-on ? Serait-ce Rose ?
  • Etes-vous devin ?
  • Simple intuition, lui répondis-je. Les roses sont de très belles fleurs, vous savez. Et vous n’êtes guère moins belle qu’elles, je dirai plutôt que vous êtes l’incarnation de la pleine beauté qu’on peut leur découvrir, ensemble réunies.
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Crédit : Elvis de-Dravo

 

Rires. Elle pouffa de rire.

  •  Vous êtes bon flatteur, Emmolière. Rose Abayomi est mon identifiant. Me dit-elle avec un sourire, qui reflète sa saine dentition, d’un éclat épatant.

Des pas de marche se firent remarquer derrière moi. Ma tante a fini son appel. Elle m’invita à rentrer à la maison pour un rafraîchissement. Ayant remarqué que le soleil a finalement regagné son lit, elle décida aussi de fermer sa boutique.

-Rose, appela-t-elle, accompagne mon neveu à l’intérieur. Vous allez en profiter pour faire connaissance, le temps que je finisse la fermeture de la boutique.

Sans doute ignore-t-elle que nous sommes déjà au préambule de cette présumée connaissance à faire.

  • C’est compris, maman Émeraude, a-t-elle répondu.

Nous nous sommes donc mis en marche pour regagner la salle de séjour. Pas un mot ne se fit entendre durant le parcours. Ce faisant, un seul mot ou, dirai-je, un seul nom résonnait en moi à répétition. Rose. Rose. Rose. J’étais  tout envahi par ce bel être. La résonance de son nom en moi devint insistante. Je devais rompre ce silence. Relancer notre conversation précédemment interrompue. En tout cas, trouver quelque chose à dire.

A suivre… Part.2